Pour tirer la sonnette d’alarme face à l’escalade des menaces qui pèsent sur la sécurité sanitaire mondiale, les chefs d’État et de gouvernement africains ont réuni, le vendredi 26 septembre, les dirigeants mondiaux lors d’un événement de haut niveau, en marge de la 80e Assemblée générale des Nations Unies.
Organisé sous le thème « Unis pour la sécurité sanitaire mondiale », cet événement conjoint a réuni le Réseau mondial des dirigeants pour la santé des femmes, des enfants et des adolescents, présidé par S.E. le Président Cyril Ramaphosa d’Afrique du Sud, et l’Alliance des dirigeants africains contre le paludisme (ALMA), présidée par le Président-Avocat Duma Gideon Boko du Botswana. Les discussions ont été modérées par la Très Honorable Helen Clark, présidente du Partenariat pour la santé maternelle, néonatale et infantile et ancienne Première ministre de Nouvelle-Zélande, selon un communiqué de ALMA.
Face à l’inquiétude croissante au regard de la stagnation des progrès vers la réalisation des Objectifs de développement durable en matière de santé, les dirigeants ont appelé à des engagements financiers urgents, à des partenariats plus solides ainsi qu’à une action audacieuse et concertée afin de protéger les groupes plus vulnérables dans le monde, notamment les femmes, les enfants et les adolescents, contre des maladies évitables comme le paludisme.
« La lutte contre le paludisme devient de plus en plus complexe », a déclaré le Président-Avocat Duma Gideon Boko. « La réduction des budgets, la résistance biologique croissante, les crises humanitaires et l’impact du changement climatique contribuent à créer une convergence sans précédent de défis », a-t-il ajouté.
La baisse des financements menace les progrès
Ces dernières années ont été marquées par une érosion spectaculaire de l’aide publique au développement (APD) en matière de santé, les dirigeants africains avertissant que des programmes vitaux risquent de s’effondrer en l’absence de financement urgent et durable. Rien qu’entre 202
Une reconstitution réussie des ressources du Fonds mondial est essentielle
Les dirigeants ont réitéré leur soutien à la 8e reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, qui vise à lever 18 milliards de $ US lors de sa conférence de novembre 2025. Créé en 2002, le Fonds mondial a joué un rôle essentiel dans les progrès réalisés contre ces trois maladies, sauvant plus de 70 millions de vies. Les dirigeants ont souligné l’importance cruciale de cette reconstitution, non seulement pour maintenir la dynamique enclenchée jusqu’à présent, mais également pour éviter que les progrès durement acquis ne soient annihilés face à la montée des menaces.
Le président d’ALMA a lancé un appel à la mobilisation concernant la prochaine reconstitution : « J’appelle tous les pays et tous les donateurs à investir résolument dans la reconstitution des ressources du Fonds mondial. Si nous unissons nos efforts, nous sauverons 23 millions de vies du paludisme, du sida et de la tuberculose, tout en renforçant nos systèmes de santé. »
Tout en soulignant l’importance de la solidarité mondiale, les dirigeants africains ont souligné que l’appropriation et la redevabilité par les Africains doivent être au cœur de la réponse aux défis. S.E. William Ruto, Président de la République du Kenya, a ainsi déclaré : « L’avenir du financement de la santé en Afrique est entre nos mains. Il est encourageant de constater que le changement est déjà en cours sur tout le continent. »
Grâce à des initiatives telles que les Conseils et Fonds nationaux d’élimination du paludisme, les pays adoptent des approches de financement innovantes pour accroître les ressources consacrées à la lutte contre la maladie. 11 pays africains ont déjà mobilisé plus de 166 millions de dollars, illustrant ainsi le potentiel de la collaboration multisectorielle.
Source : African Leaders Malaria Alliance (ALMA) " "





