Lancée en 2007, la Grande Muraille Verte du Sahara et du Sahel (GMV) est un méga projet socio-écologique visant à restaurer
100 millions d’hectares de terres à travers le Sahel, du Sénégal à Djibouti. Cependant, une étude publiée récemment révèle que la GMV n’a pas produit les bénéfices écologiques escomptés, malgré les promesses de dons et financement estimés à coup de milliards de dollars.Á l’instar de ses homologues, le Sénégal a été confronté à de sérieux défis dans sa mise en œuvre, souvent liés à des difficultés de mobilisation des fonds. Une étude, publiée en octobre dernier, dans la revue Land Use Policy, a utilisé des méthodes interdisciplinaires pour analyser la mise en œuvre et l’impact du projet dans les 11 pays, notamment le Sénégal. Premier constat de l’étude : les milliards de dollars de financements promis n’ont pas atteint le niveau du sol pour la réalisation de la Grande muraille verte africaine.
L’analyse satellitaire du reboisement au Sénégal montre un faible impact écologique à long terme. Seules deux des 36 parcelles de reboisement évaluées présentent un verdissement significatif depuis la plantation. Les avantages socio-économiques liés à l’emploi et aux services sociaux sont de courte durée. » Selon l’étude, » le défi n’est pas le manque de financement, mais la transposition des financements du niveau global au niveau local ».
Impacts socio-économiques
À travers l’exemple du Sénégal, l’article a démontré la capacité limitée des initiatives africaines de reboisement à grande échelle à traduire les engagements internationaux en résultats concrets sur le terrain.
Impacts écologiques
L’analyse quantitative, fondée sur l’imagerie satellitaire, a révélé des impacts écologiques limités en termes de végétalisation des parcelles reboisées et a attribué la plupart des changements de végétation aux régimes pluviométriques plutôt qu’à l’intervention humaine.
L’analyse qualitative, basée sur des visites de terrain, des entretiens et l’analyse de documents, a replacé ce manque de végétalisation dans son contexte socio-écologique. Elle a mis en lumière les contraintes écologiques liées aux plantations à grande échelle en milieu aride sans irrigation, ainsi que les contraintes sociales découlant du conflit entre la mobilité des populations pastorales et la sédentarité inhérente aux sites de plantation clôturés. »
Compte tenu de ces facteurs, il n’est pas surprenant que la transformation écologique à l’échelle du paysage demeure difficile à atteindre, même pour les exemples les plus emblématiques de mise en œuvre de projets, comme au Sénégal », souligne l’étude.
Impacts sociaux
Malgré les contraintes socio-écologiques liées à la mise en œuvre de la GMV au Sénégal et son faible impact écologique, le projet présente néanmoins des avantages sociaux indéniables, quoique modestes. Le principal avantage est la création d’emplois.
Cité comme un modèle de progrès depuis le lancement du projet en 2007. Mais, à l’instar de ses homologues, le Sénégal a été confronté à de sérieux défis dans sa mise en œuvre, du projet de la Grande muraille verte, souvent liés à des difficultés de mobilisation des fonds.






F. Bakary CAMARA
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Bonjour
A mon avis, il faut revoir la problématique de la reforestation. En effet, il semble opportun d’utiliser les espèces locales dans les zones dégradées et la mise en defens communautaire des zones présentant des reliques forestiers.
En plus, il nécessite de maîtriser l’eau.
Pour le volet socio-economique j’y reviens.
Bonjour mon grand,
D’accord avec toi sur tout. Avec la mise en défens, on opte pour la régénération naturelle assistée. Mais je ne penses pas que le Dr qui est actuellement à la tête de l’ASERGMV pourra faire bouger les lignes
Il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’un projet opportun ,ambitieux, bien réaliste et inscrit dans les moyen et long termes.
affirmatif mon cher