Aires marines protégées : Le Comité consultatif scientifique et technique fait le point

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Le Comité consultatif scientifique et technique dédiée aux Aires Marines Protégées du Sénégal se tient, depuis ce jeudi matin, à Dakar. Pendant quarante-huit heures, universitaires, instituts de recherche, conservateurs, partenaires techniques et financiers, regroupés autour de la Direction des Aires Marines Communautaires Protégées (DAMCP), vont se pencher sur la problématique des Aires marines protégées (AMP), au Sénégal.

Cette rencontre est d’autant plus à propos que depuis son institutionnalisation en 20

12, la DAMCP se déploie avec une détermination constante dans la mise en œuvre de la politique nationale de conservation de la biodiversité marine et côtière conformément à ses missions.

« Ainsi, grâce à un réseau composé de 17 sites, dont 15 Aires Marines Protégées et 2 réserves naturelles qui couvrent aujourd’hui plus de 739 000 hectares, la DAMCP œuvre quotidiennement à la préservation d’écosystèmes vitaux, qui participent à la résilience écologique, contribuent à la sécurité alimentaire et assurent la stabilité socio-économique essentielle à de nombreuses communautés », souligne Dr El Hadji Abdourahmane Diouf, ministre de l’Environnement et de la Transition écologique.

Dans un contexte mondial exacerbé par les effets du changement climatique, l’érosion de la biodiversité et une pression accrue sur nos ressources marines, poursuit-il, « le Sénégal a fait le choix stratégique de s’aligner pleinement sur la dynamique internationale du Cadre mondial de Kunming-Montréal, dont la cible 3 dite objectif « 30×30 » nous engage à intensifier nos efforts pour placer au moins   30 % de nos zones marines et terrestres sous statut de protection d’ici 2030 ».

Toutefois, préconise-t-il, « la réalisation de cet engagement requiert, au-delà des actions concrètes sur le terrain, le renforcement impératif du suivi écologique, de la recherche scientifique et de l’évaluation permanente de l’efficacité de nos AMP ».

Fidèle à cette même vision, la DAMCP a, toujours selon le Dr Diouf, « tissé des liens étroits avec le monde académique (universités, structures de recherche) et des partenaires techniques et financiers divers pour éclairer les processus de prises des décisions et de motiver les choix et les options en matière d’aménagement des écosystèmes et de gestion de la biodiversité marine et côtière ».

A ce propos, le ministère sénégalais de l’Environnement souligne que des études fondamentales ont été menées par les universités et autres laboratoires de recherches sénégalais sur des thématiques stratégiques allant des impacts du changement climatique à la dynamique des écosystèmes de mangroves, en passant par l’évolution des ressources halieutiques au sein de plusieurs AMP.

Toutes choses qui poussent les différents acteurs à affirmer que le Comité consultatif scientifique et technique joue un rôle central. En tant que structure ouverte, inclusive et basée sur l’expertise volontaire, le CCST représente, selon eux, un espace privilégié de réflexion, de dialogue et d’aide à la décision.

« La tenue de cette rencontre biennale, conformément à notre tradition, constitue une opportunité cruciale ; elle nous permet d’examiner collectivement les progrès réalisés, d’identifier clairement les défis persistants, et de consolider la synergie essentielle entre acteurs institutionnels, scientifiques et communautaires », indique le ministre Diouf. Avant d’ajouter, par ailleurs, que cette session sera l’occasion de partager les conclusions issues de la récente réunion de scientifiques au Canada en préparation de l’IMPAC6.

El Hadji Abdourahmane Diouf n’en a pas moins exprimé sa gratitude envers l’Ambassadeur du Royaume de Norvège pour sa présence ainsi que pour l’engagement constant dont sont pays, la Norvège, fait preuve en faveur de la conservation et de la gestion durable de nos ressources marines et côtières.

« Il me plait ici de saluer la présence à cette rencontre de son excellence M. Knut Langeland ambassadeur du Royaume de la Norvège au Sénégal. L’appui du projet de LENFEST ocean program à travers Grid Arendal et les interventions du projet AMP mangrove financé par l’AFD ont permis de rehausser considérablement le niveau des connaissances sur nos écosystèmes marins et côtiers », explique le ministre.

Espacedev

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