Du
1er au 5 décembre 2025, à Saint-Denis, la France accueille l’ensemble des experts scientifiques (climatologues, économistes…) des trois groupes de travail du GIEC. Une première ! Marc Moroni, point focal national de l’institution, nous explique les enjeux de cette réunion.Questions à Marc Moroni, point focal français du GIEC
Que se passe-t-il exactement à Saint-Denis du 1er au 5 décembre ?
Pour la première fois depuis la création du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), les auteurs des trois groupes de travail sont réunis en même temps, au même endroit. L’idée est de permettre une coordination scientifique beaucoup plus étroite.
Cette réunion de Saint-Denis est essentielle. Elle lance formellement la préparation du 7ᵉ rapport d’évaluation, le principal rapport du GIEC. Pendant cinq jours, les 664 experts – tous bénévoles ! – issus de 111 pays, vont définir la structure détaillée des chapitres, les méthodes communes d’analyse de la littérature scientifique, le calendrier des travaux…
Et puis, cet événement intervient dans une année symbolique, celle des 10 ans de l’Accord de Paris, qui repose sur un principe fort : l’action climatique internationale doit s’appuyer sur la meilleure science disponible.
« Les 3 groupes de travail du GIEC
- Groupe 1 : éléments scientifiques de l’évolution du climat
- Groupe 2 : impacts, vulnérabilité, adaptation
- Groupe 3 : atténuation
Le rapport d’évaluation est constitué des trois volumes produits par chacun de ces groupes »
À quoi servent ces rapports d’évaluation ?
Les rapports du GIEC constituent la référence scientifique mondiale sur le changement climatique. Ils synthétisent plusieurs dizaines de milliers d’études pour fournir une évaluation complète, rigoureuse et indépendante. Et ce socle de connaissances est partagé et accessible aux décideurs et acteurs de la transition.
Les rapports du GIEC jouent un rôle déterminant dans la gouvernance climatique internationale. Rappelons que les objectifs de l’Accord de Paris – notamment la limitation du réchauffement à près de 1,5 °C et la nécessité d’une cohérence des flux financiers – reposent sur ces évaluations.
Le 7ᵉ rapport sera déterminant pour établir le prochain bilan mondial, ou « Global Stocktake », en 2028. Ce mécanisme, prévu par l’Accord de Paris, permet tous les cinq ans d’évaluer les progrès et les efforts collectifs en matière de lutte contre le changement climatique.






