En 10 ans, le Sénégal peut faire ce que la Malaisie a mis 30 ans

1. L’industrialisation accélérée : la déflation technologique réduit les coûts et le temps

La Malaisie a mis trois décennies pour construire son appareil industriel classique. Le Sénégal bénéficie aujourd’hui d’un atout historique : la déflation technologique, qui fait chuter le coût des robots, des capteurs, des logiciels industriels et des chaînes automatisées. Ce qui valait des millions dans les années 1980 coûte aujourd’hui cent fois moins. Grâce aux micro-usines robotisées, à l’assemblage intelligent et aux technologies d’automatisation abordables, le pays peut bâtir une industrie compétitive en 10 à 15 ans, au lieu de 30.

2. La digitalisation de l’état : l’IA permet de gagner 20 ans en efficacité administrative

Là où la Malaisie a avancé graduellement, le Sénégal peut moderniser son administration en un temps record grâce à la déflation des technologies numériques : plateformes cloud, IA de gestion, bio-identité, automatisation des procédures. Les solutions qui coûtaient jadis des fortunes sont désormais accessibles. Résultat : une administration rapide, transparente, programmable et intégrée en 5 à 7 ans, capable de fluidifier l’investissement, la fiscalité et l’efficacité publique, accélérant directement la croissance.

3. L’agriculture intelligente : la productivité qui sort le pays de la pauvreté

Drones agricoles, capteurs d’humidité, irrigation automatisée, IA de prédiction : ces outils appartenant autrefois aux pays riches sont devenus abordables grâce à la déflation technologique. En les adoptant à grande échelle, le Sénégal peut doubler sa productivité agricole en moins de 10 ans, assurer sa sécurité alimentaire et produire des excédents exportables. Ce modèle de productivité intensive permet de financer l’industrialisation, tout comme les plantations modernisées ont financé l’essor malaisien.

4. L’éducation technologique de masse : la clé humaine du modèle 2035

L’avantage décisif du Sénégal, comparé à la Malaisie des années 1970, est la baisse spectaculaire du coût des technologies d’apprentissage : robots éducatifs, IA pédagogique, simulateurs industriels. Le pays peut former des milliers de techniciens et d’ingénieurs en automatisation, numérique et robotique sans exploser ses budgets. Cette montée en compétence rapide crée une nouvelle classe moyenne productive, moteur essentiel de la sortie de la pauvreté et de la transition vers une économie moderne.

5. L’énergie et les infrastructures intelligentes : une modernisation à rendement élevé

Le Sénégal arrive à une époque où les technologies énergétiques sont devenues abordables : mini-grids solaires automatisés, réseaux intelligents, optimisation IA du gaz, infrastructures préfabriquées robotisées. Cette déflation technologique réduit drastiquement les coûts et accélère les chantiers. Le pays peut ainsi construire un système énergétique fiable et compétitif en une décennie. Une énergie stable et moins chère accélère l’industrialisation, attire les investisseurs et multiplie les opportunités économiques comme en Malaisie, mais beaucoup plus vite.

Dr Seydou BOCOUM

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