Les compétences de l’Assemblée Nationale ont été élargies en 20 16 avec de nouvelles prérogatives constitutionnelles allant dans le sens du renforcement de l’évaluation des politiques publiques. La mise en œuvre de cette disposition nécessite la formation des parlementaires, un impératif, pour jouer pleinement leur rôle. Ce qui justifie la tenue d’un atelier de sensibilisation et de partage sur les enjeux environnementaux et des outils d’évaluation des politiques environnementales.
Le Réseau des parlementaires pour la protection de l’environnement au Sénégal (REPES), dans le souci de bien outiller ses membres, a saisi une opportunité de formation avec la Direction du développement international et Europe de l’Université Côte d’Azur à Nice pour lui permettre de jouer ce rôle de veille et d’évaluation des politiques environnementales. C’est dans ce cadre que s’inscrit l’objectif général de cet atelier du 17 décembre qui est de sensibilisation sur les enjeux environnementaux avec un accent sur le climat. Il s’agit d’échanger avec les parlementaires sur l’articulation des techniques et des outils scientifiques pertinents pour l’évaluation des politiques environnementales basées sur la science afin de contribuer au renforcement des capacités des députés.
Cet atelier ambitionne de susciter de nouvelles attitudes visant à évaluer l’action du gouvernement sur les questions environnementales et institutionnaliser le recours aux évidences scientifiques dans l’évaluation des politiques environnementales. ‘’Les décisions des parlementaires doivent être influencer par des données probantes. La formation et le renforcement des capacités sont essentiels avant toute prise de décision, une bonne décision’’, soutient Samba Dang, le président du REPES.
C’est le premier atelier issu de cette collaboration, un moment pour l’Université Côte d’Azur de recueillir les attentes des députés. Le Pr Cécile Sabourault s’en réjouit. Elle est le vice-président de la Direction du développement international et Europe de l’Université Cote d’Azur à Nice. ‘’Nous jugeons important les travaux d’échange entre les universitaires et les décideurs publics. Nous avons émis le souhait d’accompagner les parlementaires sénégalais. C’est un travail qui démarre à peine et qui va se poursuivre. Nous allons apporter un éclairage scientifique en fonction des besoins des parlementaires sénégalais. Nous allons accompagner au mieux sur l’évaluation des politiques publiques’’, selon le Professeur Sabourault.
Le président de l’Assemblée nationale, par la voix de son représentant, salue cette collaboration à laquelle les Universités de Dakar et Ziguinchor sont également associées.
Le Réseau des parlementaires pour la protection de l’environnement au Sénégal compte renforcer la collaboration avec les universitaires et les chercheurs.



Mamadou DIENG
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