Coup de tonnerre en Amérique latine : Nicolas Maduro, président du Venezuela, a été enlevé par les forces américaines dans une opération ordonnée par Donald Trump, officiellement pour lutter contre le narcotrafic. Mais derrière cet argument, se dessine un objectif stratégique bien connu : le contrôle des immenses réserves pétrolières vénézuéliennes, parmi les plus importantes au monde. Pourtant, le pays est loin d’être considéré comme un géant en matière de production. Explications.
C’est l’actualité majeure de ces derniers jours : l’enlèvement de Nicolas Maduro, président du Venezuela, par les Américains. Une action coup de poing ordonnée par Donald Trump et son administration qui secoue actuellement la géopolitique mondiale.
Si l’argument principal avancé par le président des États-Unis pour justifier cette opération est celui de stopper le narcotrafic et le narcoterrorisme, une autre explication apparaît rapidement dans le discours de Donald Trump : la volonté de « remettre en ordre l’industrie pétrolière vénézuélienne ». Autrement dit, reprendre la main sur les ressources pétrolières de ce pays.
Et il faut dire que ces dernières sont gigantesques et souvent considérées comme les plus importantes au monde. Pourtant, le pays n’est pas connu comme étant un géant en matière de production. Et pour cause, si les réserves représentent bien les volumes les plus imposants au monde, le pétrole vénézuélien est relativement difficile à extraire et à raffiner.
Du pétrole en très grande quantité, mais très difficile à exploiter
Les gisements d’hydrocarbures prouvés du Venezuela se composent en effet très majoritairement de pétrole extra-lourd, qui a la particularité d’être très visqueux, dense et riche en soufre et en métaux. À cause de ces caractéristiques, les réserves de pétrole lourd dans le monde ont longtemps été délaissées au profit de l’exploitation des réserves de pétrole léger. Or, ces dernières tendant à diminuer drastiquement, tous les regards se tournent désormais de plus en plus vers ces grandes accumulations d’hydrocarbures jusque-là considérées comme « non conventionnels ».
L’une des plus grandes se situe ainsi dans le nord-est du Venezuela, dans la ceinture de l’Orénoque. En 2010, le rapport annuel de l’Organisation mondiale du pétrole affirmait que le pays disposait de 296,5 milliards de barils de pétrole pouvant être exploités, soit largement plus que les réserves prouvées de l’Arabie saoudite.
L’avantage des réserves saoudiennes est cependant qu’elles contiennent du pétrole léger, bien plus facile à exploiter. L’avantage des réserves saoudiennes est cependant qu’elles contiennent du pétrole léger, bien plus facile à exploiter…
(…) Pour lire la suite, cliquez sur : https://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/energie-immenses-reserves-petrolieres-venezuela-sont-fois-atout-piege-129785/
" "




