La situation dans les universités sénégalaises est un sujet de préoccupation majeure et révélatrice de défis structurels. Les années se suivent et se ressemblent. Nos universités sont devenues des mourroirs. Les pertes en vies humaines sont souvent déclenchées par des revendications d’ordre social. Notre pays souffre de la facture des œuvres sociales désignant généralement les coûts liés aux services sociaux, bourses, logements, restaurations et infrastructures de bien-être pour les étudiants. L’explosion de cette facture indique une crise des conditions de vie sur les campus, souvent liée à :
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– le vieillissement et l’insuffisance des infrastructures ;
– des difficultés de gestion et de maintenance.
L’intervention du génie militaire peut être une solution conjoncturelle. Le génie peut soulager la facture dans :
- la restauration et les services connexes : les militaires gèrent merveilleusement ces aspects dans les casernes ;
- la gestion infrastructurelle : l’armée dispose souvent de moyens logistiques et techniques pour des travaux.
En plus, la cohabitation avec les étudiants permettrait un renforcement de la discipline dans les campus.
Nous ne proposons pas une militarisation de l’université mais une collaboration civique pour un règlement conjoncturel de ce problème récurrent.
Cette situation reflète un défi plus large rencontré par de nombreux pays africains : concilier massification de l’enseignement supérieur et maintien de conditions d’étude dignes, dans un contexte de contraintes budgétaires. La solution nécessitera probablement à la fois des interventions d’urgence et une réforme structurelle du système.
Paix à l’âme de notre fils Abdoulaye Ba. Qu’Allah l’Accueille au paradis firdaws.
Aboubacry Sokomo
Enseignant Chercheur
Université Iba Der Thiam de Thiès "



