Un atelier national de concertation consacré à la prévention des conflits dans la pêche artisanale et à la transition vers l’utilisation de filets biodégradables a été ouvert, le
18 février à Saly, par le ministère des Pêches et de l’Économie maritime, à travers la Direction des Pêches maritimes.Cette rencontre réunit l’ensemble des acteurs du secteur tels que les organisations professionnelles de pêcheurs, le réseau des CLPA, les administrations techniques, les partenaires techniques, des experts ainsi que les équipementiers nationaux, notamment l’association des Équipementiers Maritimes du Sénégal (ASSIDEM), qui accompagne le processus depuis la phase de concertation.
La tenue de cet atelier intervient, selon le ministère des Pêches, dans un contexte marqué par l’apparition récurrente de tensions entre acteurs de la pêche artisanale et par la nécessité de préserver durablement les ressources halieutiques.
Par ailleurs, précise la même source, le Sénégal a engagé une réforme progressive visant le remplacement des filets monofilament non biodégradables, dont les impacts environnementaux sont avérés (pollution marine, capture fantôme et dégradation des habitats).
Le ministère des Pêches souligne que cette transition sera conduite selon une approche participative, fondée sur des phases de test. l’accompagnement technique et l’adhésion des pêcheurs.
Ainsi, durant quatre jours, les participants auront pour objectifs d’analyser les facteurs de conflits et proposer des mécanismes durables de prévention ; de renforcer le rôle des CLPA dans la méditation locale ; d’améliorer l’encadrement de certaines pratiques de pêche; de définir des règles consensuelles relatives aux engins et aux zones de pêche ; et de’élaborer une feuille de route nationale pour l’introduction progressive des filets biodégradables.
À travers cette initiative, le ministère réaffirme sa volonté de privilégier le dialogue, la co-construction.
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