Une nouvelle initiative régionale étend les solutions climato-intelligentes de l’Afrique de l’Ouest à l’Afrique de l’Est, touchant plus de 1,5 million d’agriculteurs et d’acteurs des systèmes alimentaires
Une quatrième phase du Programme pour la résilience des systèmes alimentaires en Afrique de l’Ouest (FSRP), a été approuvée par le Groupe de la Banque mondiale. L’objectif visé est le renforcement de la sécurité alimentaire, mais aussi l’accélération de la création d’emplois sur le continent. « Le programme de 46 millions de dollars, financé par l’Association internationale de développement (IDA), le Fonds de développement des politiques et des ressources humaines (PHRD) et le Fonds fiduciaire multi donateurs pour les systèmes alimentaires à l’horizon 2030, et alloué au Centre international de physiologie et d’écologie des insectes (ICIPE) permettra de développer les innovations agricoles, d’accroître la productivité et de soutenir les opportunités économiques et d’emploi en Éthiopie, Ghana, Kenya, Mali, Sénégal et Zambie, avec des avantages attendus au-delà de ces pays »explique un communiqué de la Banque parvenu à espacedev.
Touchant plus de 1,5 million d’agriculteurs et d’acteurs du système alimentaire, le programme AICCRA-FSRP4 s’appuie, selon la même source, sur les phases antérieures du FSRP et sur le programme en cours Accélérer les impacts de la recherche climatique du CGIAR en Afrique (AICCRA) pour combler le fossé entre les instituts de recherche et les agriculteurs en élargissant l’accès à l’agriculture climato-intelligente et aux services d’information climatique. « Mis en œuvre en partenariat avec les principaux centres de recherche du CGIAR, il accélérera la mise à disposition d’innovations éprouvées à fort impact, notamment des variétés de riz et de maïs résistantes à la sécheresse, des plateformes numériques de conseil climatique et des systèmes d’irrigation alimentés par l’énergie solaire », indique le communiqué. « Plus de 250 000 agriculteurs adopteront ainsi des technologies climato-intelligentes », ajoute-t-il. Avant de préciser que « ces efforts s’appuient sur les bases solides établies par les phases précédentes de l’AICCRA, qui ont favorisé 165 innovations et fourni des services climato-intelligents à plus de 11,6 millions de personnes ».
Pour la Banque mondiale, sachant que l’agriculture employant 52 % de la main-d’œuvre africaine, le projet met fortement l’accent sur le développement des compétences et l’entrepreneuriat afin d’accroître les possibilités d’emploi. « Le projet soutiendra en outre 150 projets d’entreprise, renforcera ou mettra en place 25 incubateurs et accélérateurs, et permettra de mobiliser 16,5 millions de dollars de capitaux privés pour débloquer des possibilités d’emploi dans l’agro-industrie et l’agritech », explique la même source. Non sans préciser que par le biais de fonds d’encouragement, de subventions de contrepartie et de partenariats ciblés avec le secteur privé, notamment avec des universités africaines de premier plan, telles que l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) au Maroc, l’initiative vise à stimuler l’innovation tirée par le marché et offrant un fort potentiel d’emploi.
Espacedev
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