« Seuls des actes forts pour le climat et les forêts feront de Belém une COP30 historique », (Greenpeace)

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Greenpeace appelle les délégués à faire de la COP30 un moment charnière : mettre fin à la destruction des forêts et combler d’urgence l’écart vers l’objectif

1,5 °C. Selon Carolina Pasquali, Directrice exécutive de Greenpeace Brésil, la COP30 doit marquer un tournant décisif. « On ne peut plus traiter la protection des forêts, la sortie des énergies fossiles et l’adaptation comme s’il s’agissait d’un menu au choix. La crise climatique avance sur tous les fronts ; notre réponse doit être ambitieuse, courageuse et immédiate », a-t-elle déclaré.

Pour la Directrice exécutive de Greenpeace Brésil, « le président Lula l’a dit au Sommet des dirigeants : la COP30 doit découler sur des feuilles de route concrètes pour inverser la déforestation et surmonter notre dépendance aux énergies fossiles ». Ainsi, pense-t-elle, « le signal politique est donné ; à présent, il faut agir. Le monde attend plus que des déclarations : il attend un leadership fort qui se traduit en décisions ».

« Mettons fin à la déforestation d’ici 2030, accélérons la transition vers les énergies propres, renforçons l’adaptation pour une meilleure résilience, et assurons que les financements qui rendent tout cela possible soient disponibles. L’ère des demi-mesures est terminée », explique-t-elle. Avant de poursuivre pour dire que « si Belém veut entrer dans l’histoire, cette COP doit être celle de l’action et de la mise en œuvre : transformer les promesses en trajectoires, l’espoir en planification et le leadership en responsabilités partagées. »

À Belém, les exigences de Greenpeace tournent autour de trois grands points. L’Ong qui milite pour la préservation de la nature réclame :

● Un plan de réponse globale pour combler l’écart vers l’objectif 1,5 °C et accélérer les réductions des émissions dès cette décennie ;

● Un plan d’action “Forêts” sur 5 ans pour renverser à la déforestation d’ici 2030 ;

● Des avancées sur les engagements financiers des pays développés, notamment à travers le principe “pollueur-payeur” pour financer la réduction des émissions, l’adaptation, les pertes et préjudices dans les pays en développement.

« De Kinshasa à Belém, notre message est clair : pour que l’objectif de 1,5 °C soit réaliste pour l’Afrique, il faut financer les forêts et les peuples qui les protègent. L’argent doit arriver sur le terrain, là où il fait la différence. Les forêts sont une priorité vitale. Le Tropical Forests Forever Facility (TFFF) doit reposer sur des dons, pas des prêts. Au moins 20 % des fonds doivent aller directement aux peuples autochtones et aux communautés locales, avec un plan de mise en œuvre dans les 12 prochains mois », ajoute le Directeur des programmes de Greenpeace Afrique, Murtala Turay. Et ce dernier de préciser que « le financement n’a d’impact que si on arrête les destructions. Pas de nouveaux projets pétroliers ou gaziers dans le Bassin du Congo. Pas d’exploitation agricole, minière ou forestière industrielle dans les forêts intactes. Protégeons les tourbières. Le Fonds pour les pertes et dommages doit fonctionner dès maintenant, et être financé selon le principe du pollueur-payeur, notamment grâce à une taxe sur les surprofits des industries fossiles ».

Que dit Tracy Carty, experte des politiques climatiques à Greenpeace International ?  A l’en croire, « dans un contexte géopolitique chaotique, la COP30 doit montrer que l’unité mondiale et l’engagement multilatéral pour le climat restent la seule voie de sortie. Les objectifs d’émissions pour 2035 dérapent dangereusement, et les alertes sur un possible dépassement du seuil de 1,5 °C se multiplient. Les gouvernements doivent regarder cette réalité en face et combler l’écart d’émissions qui se creuse en prenant des mesures décisives sur les énergies fossiles, afin de garder l’objectif de 1,5 °C à portée ».

Espacedev

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