« Selon les Nations Unies, 2,2 milliards de personnes n’ont toujours pas accès à une eau potable sûre ; près de 3,5 milliards restent privés de services d’assainissement adéquats ; et près de 4 milliards de personnes subissent une pénurie d’eau sévère au moins un mois par an ».
« L’Afrique est particulièrement affectée par cette crise avec 40% de sa population qui n’a pas accès à l’eau potable et plus de 70% manque de services d’assainissement de base ».
Le tableau est bien campé par le Président Bassirou Diomaye Faye dans son discours prononcé, lundi, lors de la cérémonie d’ouverture la réunion préparatoire de haut niveau de la Conférence de l’ONU sur l’eau de 2026 à Dakar. D’autant plus que, selon le chef de l’Etat sénégalais, « c’est une situation moralement inacceptable et tant qu’elle persistera, notre responsabilité collective restera engagée, car les crises de l’eau alimentent les crises alimentaires, fragilisent les économies, déplacent des populations et exacerbent les tensions ».
Suffisant pour que la communauté internationale se mobilise. Ainsi, sous l’égide des Nations unies, les Emirats arabes unis et le Sénégal ont pris le leadership pour co-organiser la Conférence sur l’eau en décembre 2026 à Abu Dhabi.
Un rendez-vous d’une grande importance pour l’atteinte des objectifs de l’ODD 6 car, toujours selon le Président Faye « la crise s’accroit avec l’accélération du dérèglement climatique qui impacte gravement le lien intrinsèque entre l’Eau et le Climat ; étant établi que l’eau agit sur le climat tout comme le climat détermine la disponibilité et la qualité des ressources en eau ».
En effet, ajoute-t-il, « l’eau est un acteur climatique majeur et ses perturbations affectent notamment la disponibilité d’eau douce, la santé, l’agriculture, l’énergie, l’éducation et la biodiversité ».
Face à ce qu’il considère comme une « précarisation de la vie, le coût de l’inaction est immense ». Parce que, précise-t-il, ce coût « se mesure en vies humaines perdues, en opportunités de développement compromises, en fractures sociales aggravées et parfois en paix menacée ».
C’est pourquoi, estime Bassirou Diomaye Faye, « investir dans l’eau n’est pas seulement financer des infrastructures, mais également investir dans la résilience climatique, dans la prévention des tensions et des conflits, dans la stabilité et la prospérité mondiales ».
Dès lors, il est essentiel, pour lui, de renforcer les efforts de plaidoyer pour que la problématique de l’eau reste au cœur de l’action climatique et de l’agenda international. Surtout que L’Objectif de Développement durable n°6 consacré à l’eau et à l’assainissement constitue, à l’en croire, « un levier stratégique pour l’atteinte de l’ensemble des ODD. Le faire progresser, c’est contribuer subséquemment à la mise en œuvre de l’Agenda 2030 ».
« Cependant, à quatre ans de l’échéance, force est de constater que nous sommes loin des objectifs fixés même si des progrès sont observés sur plusieurs indicateurs, prouvant que l’accélération des performances reste possible si nous agissons sur les bons leviers », déplore-t-il.
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