Un comité de pilotage du Projet de Dépollution de la Baie de Hann s’est tenu, lundi 9 mars 2026, à la salle de conférence de la station d’épuration de Petite de Mbao. Présidé par le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr. Cheikh Tidiane Dièye, ce comité a enregistré, contrairement à ses devanciers, la participation des ministères de l’Environnement et de la Transition Ecologique ; des Finances et celui de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire.
Sans oublier les autres parties prenantes que sont les Partenaires techniques et financiers comme l’Agence Française de Développement (AFD), le Royaume des Pays-Bas, China Développement Bank, l’Union Européenne.
En plus du fait que ces participants se sont penchés sur les contraintes de la mise en œuvre du projet avant de proposer des solutions pour les lever, ce COPIL a été une occasion pour faire l’état des lieux de la mise en œuvre de ce projet classé sur le registre des chantiers prioritaires du Gouvernement du Sénégal. « Au-delà des retombées aux plans économique, social et écologique, le projet va impacter au moins un demi-million de personnes dans les 9 communes traversées. Il s’agit de Hann Bel Air, Dalifort, Thiaroye Sur Mer, Mbao, Guinaw Rail Sud, Guinaw Rail Nord, Thiaroye Gare, Tivaouane Diacksao et Diamaguène Sicap Mbao”, note un dossier de presse parvenu à espacedev, non sans entrevoir un horizon qui semble se dégager après des décennies d’incertitudes.
Pour notre source, le tableau de bord qui affiche les taux suivants suffit comme preuve.
82 % pour l’intercepteur (Lot
95% pour la station d’épuration de 25.000 m3/j (lot2),
87% pour le raccordement des industriels (Lot 4),
50 % pour l’assèchement du canal 6 (Lot 5),
35 pour le raccordement des ménages (Lot 6).
Hormis, l’avancement des travaux, conformément aux instructions du comité de pilotage de janvier 2025, des avancées majeures ont été engrangées au plan de la gouvernance. Parmi ces acquis, le document note :
- La signature de l’arrêté interministériel (MHA/METE) fixant la redevance d’assainissement industriel et ses modalités de facturation et de recouvrement ;
- L’élaboration de la note technique pour l’exploitation de la future STEP. Il est préconisé la mise en conservation de l’ouvrage d’ici l’achèvement des réseaux puis une gestion transitoire par un privé en attendant la désignation d’un délégataire dans le cadre de la réforme de l’assainissement ;
- L’élaboration en cours de la convention de déversement qui sera signée avec 120 industriels ;
- La finalisation de l’étude de faisabilité du mécanisme d’accompagnement technique et financier des industriels pour la mise en place de systèmes de prétraitement ;
- La révision en cours de la norme NS 05-061. La Direction de l’Assainissement (DA) qui finance le processus à travers le projet SANGOV a signé une convention avec l’Association Sénégalaise de Normalisation ;
- Le suivi écologie de la baie par la DIREC en rapport avec l’IRD avec qui elle a signé une convention.
Avec tous ces ouvrages qui sortent de terre, notre source est de ceux qui croient que la baie retrouvera sa splendeur au bénéfice des milliers de riverains, de pêcheurs et des personnes qui sont dans les métiers connexes de la pêche et du tourisme. Parce que, souligne-t-elle, beaucoup de quartiers et leurs environs sont actuellement confrontés à un réel problème d’insalubrité du fait des déchets de tout genre.
“Il n’y a guère longtemps, cette baie était considérée comme l’une des plus belles baies au monde avec celle de Rio de Janeiro au Brésil. C’est ainsi que le Gouverneur Général de l’Afrique occidentale française (AOF) y passait ses vacances. Il y avait des bateaux de plaisance, des régates, des yachts…”, explique le document. “Aujourd’hui, malheureusement, la baie de Hann est classée quatrième baie la plus polluée au monde”, déplore-t-il non sans appercevoir des lueurs d’espoir avec le processus de dépollution qui est en train de se traduire en actes concrets avec des ouvrages visibles sur le tracé du projet du Port Autonome de Dakar (PAD) à Mbao.
La restauration de cet écosystème, l’un des plus pollués sur cette frange maritime est supportée à coût de 124. 504.980.000 F CFA par plusieurs bailleurs. Il s’agit de l’Agence Française de Développement (AFD) qui a apporté une subvention de 54.630.600.000 F CFA, Invest international est à 33.129.450.000 F CFA, China Développement Bank a injecté 9.449.550.000 F CfA, l’Union Européenne est à 18.550.500.000 F CFA en termes de contribution, l’Etat du Sénégal a pris en charge diverses dépenses et l’IEC hors impenses à hauteur de 8.744.880.000 F CFA.




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