Hivernage 2026 : ce que disent les prévisions saisonnières des caractéristiques Agro-hydro-climatiques

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Pour la saison des pluies 2026, il est attendu des cumuls pluviométriques excédentaires à moyens dans le Sahel Centre et Est et normaux à déficitaires dans la zone soudanienne et le Sahel Ouest, dont le Sénégal. Des dates de démarrage moyennes à tardives dans le Sahel Ouest et normales à précoces dans le Sahel Centre et Est, des dates de fin tardives à moyennes dans le Sahel Ouest et normal dans le Sahel Centre et Est, sans oublier des séquences sèches globalement longues à moyennes et des écoulements globalement moyens à excédentaires dans les principaux bassins fluviaux.  

C’est ce que nous a appris le Forum 2026 des Prévisions Saisonnières des caractéristiques Agro-hydro-climatiques de la saison des pluies pour les zones Soudanienne et Sahélienne de l’Afrique l’Ouest et du Sahel (PRESASS, 2026) s’est tenu du 20 au 24 avril 2026 à Ndjaména, au Tchad.

Les prévisions saisonnières sont basées sur une méthodologie objective de nouvelle génération, l’analyse de la situation actuelle et des évolutions probables des Températures de Surface des Océans (TSO), les prévisions des centres climatiques mondiaux et les analyses statistiques des données des Services Météorologiques et Hydrologiques Nationaux (SMHNs) et la connaissance des experts sur les caractéristiques du climat en Afrique de l’Ouest et au Sahel. Sur la base de la référence climatologique 

1991-2020, les différentes analyses ont permis d’établir les prévisions suivantes : 

Des cumuls pluviométriques globalement déficitaires à moyens sont attendus sur la période de Mai-Juin-Juilleten Afrique de l’Ouest et au Sahel, sauf dans quelques localités du Niger, du Nord-Ouest du Nigéria et des zones côtières des pays du Golfe de Guinée. Sur la période Juillet-Août-Septembre, la situation de déficit pluviométrique va persister dans le Sahel Ouest (Ouest Mali, Mauritanie, Sénégal, Gambie, Guinée-Bissau et sur les parties Centre et Est de la Guinée), en Côte d’Ivoire, au Liberia et dans les parties Sud du Ghana, du Togo, du Bénin, du Nigéria et du Tchad. 

Les dates de début de saison seraient normales à tardives dans le Sahel Ouest couvrant l’Ouest du Burkina Faso, presque toute la zone agricole du Mali, l’extrême Nord de la Guinée, la Guinée-Bissau, le Sénégal, la Gambie, le Cap Vert et la partie Sud de la Mauritanie. 

Quant à lafin de saison, des datestardives à moyennes sont attendues dans le Sahel Ouest (zone agricole du Mali, le Centre et le Nord de la Guinée, Guinée-Bissau, Gambie, Sénégal, le Cap Vert et le Sud Mauritanie). 

Pour ce qui est des durées de séquences sèches, elles seraient plutôt moyennes à longues dans le Sahel Ouest (Nord de la Sierra Leone, Centre et Ouest de la Guinée, Guinée-Bissau, Sénégal, Gambie et Sud de la Mauritanie). 

Le forum a enregistré la participation de AGRHYMET, Centre Climatique Régional  pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (AGRHYMET CCR-AOS), l’Agence Nationale de la Météorologie  (ANAM) et la Direction des Ressources en Eau du Tchad, en collaboration avec le Centre Africain pour  les Applications de la Météorologie au Développement (ACMAD), les services météorologiques et  hydrologiques nationaux (SMHN) des 17 pays de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel, les organismes des  bassins fluviaux et avec la participation des représentants des plateformes d’interface utilisateurs (des  secteurs de l’agriculture et de la sécurité alimentaire, des ressources en eau et réduction des risques  des catastrophes et de la sécurité climatique) et des points focaux des actions anticipatoires.

Dans les zones où il est prévu des séquences sèches longues et des dates de fin de saison précoces pouvant entraîner des déficits hydriques et affecter la croissance et les rendements des cultures et des plantes fourragères, il est recommandé de : 

• prévenir la prolifération de la chenille mineuse de l’épi du mil ; 

• assurer une gestion rationnelle des ressources en eau de surface pour satisfaire les différents usages et prévenir les conflits ; 

• promouvoir le déploiement de techniques climato-intelligentes adaptées à la sécheresse et de stratégies de réduction des risques de baisse de production, notamment : le choix d’espèces ou variétés tolérantes au déficit hydrique, l’irrigation de complément, la grande irrigation, l’utilisation efficiente des conseils agrométéorologiques et le développement d’autres activités génératrices de revenus ; 

• favoriser le transfert des risques pour protéger les producteurs contre les pertes de récoltes, à travers la souscription à des assurances agricoles indicielles ; 

• assurer une diffusion régulière et à temps opportun des informations météorologiques, climatiques et hydrologiques ainsi que des conseils spécifiques aux utilisateurs et aux décideurs, tout au long de la saison des pluies. 

• interagir avec les services nationaux et régionaux de Météorologie, d’Hydrologie et  d’Agriculture pour obtenir des informations spécifiques et des conseils adéquats.

Espacedev

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