Le coût de la dose d’engrais organique par ha comme indicateur de performance : une approche innovante pour l’agriculture durable au Sénégal, en alternative au prix maximum /tonne (8)

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Une approche plus efficace pour motiver les industries de la filière à améliorer la qualité et l’efficacité des produits consiste à se concentrer sur le coût par hectare plutôt que sur le prix maximum par tonne.

Ce principe repose sur le concept de dose-réponse [Hunt,

1982], qui suggère que l’augmentation de la qualité et de la concentration des produits peut réduire la quantité nécessaire par hectare, permettant ainsi de contrôler les coûts de fertilisation.  Il repose également sur le concept de rendement optimal de la loi des rendements décroissants [Mitscherlich, 1909], qui permet d’optimiser les apports de nutriments et de maximiser les rendements.

En effet, selon le principe de l’optimum économique [De Wit, 1992], les agriculteurs peuvent maximiser leurs profits en utilisant la quantité optimale de produits, qui dépend de la qualité et de l’efficacité de ces produits. 

L’utilisation de produits de meilleure qualité peut ainsi réduire les coûts globaux et améliorer l’efficacité de la fertilisation [Mengel et al., 2001].

Cette approche innovante présente des avantages considérables, notamment en termes d’économies d’échelle [Chavas, 2001], permettant de réduire les coûts à l’hectare et de fertiliser des superficies plus vastes avec les mêmes quantités de produits de manière plus efficace et efficiente. 

Pour répondre à la tendance haussière de la demande en engrais organiques, il est crucial d’optimiser les processus de production et d’innover pour satisfaire les attentes des utilisateurs sur les différents segments de marché [Porter, 1985].

L’adoption de cette approche conduirait naturellement à moyen et long terme à la mise en place d’une réglementation nationale ferme ou à la mise en conformité de tous les produits avec les normes internationales. 

Cela nécessiterait des investissements importants pour les entreprises, notamment celles artisanales et semi industrielles, mais peut également offrir des avantages tels que l’accès à de nouveaux marchés et à des investisseurs étrangers [OMC, 2019].

En résumé, en adoptant une approche basée sur le coût de la dose à l’hectare, il est possible de rétablir l’équité et l’inclusion pour les entreprises qui ont été lésées par le système actuel.

Cela répondrait au principe d’équité et d’inclusion économique et sociale prôné par le nouveau paradigme de bonne gouvernance des nouvelles autorités, à savoir le « Jub, Jubbal, Jubanti », qui constitue le fondement de la Stratégie d’urgence « Jubbanti Koom » ou plan de redressement économique et social à l’horizon Deux mille cinquante (2050).

(8) huitième jet

Magatte NGOM, Ingénieur agronome de classe exceptionnelle

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