COP17 biodiversité : dans l’attente d’un bilan à mi-parcours de l’accord dit de « Kunming-Montréal »

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23 cibles à atteindre d’ici 2030. Entre autres objectifs que s’était fixé accord « Kunming-Montréal », figurent en bonne place la protection de 30% des terres et des mers, l’arrêt de l’extinction des espèces liée aux activités humaines, la restauration de 30 % des écosystèmes dégradés, la réduction de moitié du risque global lié aux pesticides et autres produits chimiques dangereux…

Quatre ans plus tard, la communauté internationale doit donc faire un premier bilan à mi-parcours de l’ambitieux accord dit de « Kunming-Montréal » qui a sanctionné, en fin 2022, la COP

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L’heure d’un premier bilan a donc sonné pour cet accord qui, parfois, est comparé à l’Accord de Paris sur le climat. Près de 200 pays se retrouvent, depuis le lundi 19 octobre, à Erevan, en Arménie, pour tenter de remettre la protection de la nature sur les rails en luttant mieux contre ce qui la détruit comme la déforestation, les pollutions et la surexploitation des ressources naturelles.

Réunis pour deux semaines à Erevan pour la 17e édition de la COP Biodiversité organisée sous l’égide de l’ONU, leur tâche est, à en croire beaucoup d’observateurs, compliquée par les difficultés budgétaires et la crise du multilatéralisme. Même si les phénomènes comme les extinctions d’espèces, la dégradation des forêts et des récifs coralliens, et l’aggravation des catastrophes naturelles rendent les efforts des États de plus en plus urgents.

Quatre ans plus tard, La communauté internationale doit donc faire un premier bilan à mi-parcours en se basant, par exemple, sur une synthèse de rapports nationaux, à ce jour,  par 129 pays, selon l’AFP.  

Dans le détail, précise notre source, la grande majorité des 23 cibles sont loin d’être atteintes. Seule la cible 8, qui vise à « minimiser les impacts du changement climatique sur la biodiversité », apparaît en bonne voie. 

« À moins que la mise en œuvre collective ne s’accélère rapidement, les objectifs et la mission ne seront pas atteints à l’horizon 2030 », alerte ainsi le rapport, présenté jeudi dernier.

« Nous devons admettre en toute honnêteté que, collectivement, nous ne sommes pas encore sur la bonne voie », a reconnu, vendredi, le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, à l’occasion d’un sommet des chefs d’État et de gouvernement, au cours duquel les dirigeants de premier plan ont surtout été ceux de pays voisins. Toutes choses qui poussent le patron de l’ONU, Antonio Guterres, présent à Erevan, à affirmer qu’ »il nous faut davantage d’actions, plus de rapidité et plus de volonté ».

Espacedev

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