Le Sénégal et le Rwanda ont adhéré à l’engagement mondial de tripler la capacité de production d’énergie nucléaire d’ici 2050 lors de la COP30 à Belém, au Brésil. Ils se sont joints à 3
1 autres pays pour soutenir la Déclaration en faveur du triplement de l’énergie nucléaire, lancée il y a deux ans lors de la COP28.D’après l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), le soutien international à l’énergie nucléaire, considérée comme un élément clé pour atteindre la neutralité carbone, continue de croître, notamment en Afrique, qui représente désormais près de 20 % des pays soutenant l’engagement de tripler la production d’énergie nucléaire.
Un avenir nucléaire pour l’Afrique
Selon la Banque mondiale, environ 600 millions de personnes en Afrique subsaharienne n’ont pas accès à l’électricité, soit près de 83 % de la population mondiale non électrifiée. Ce constat souligne la nécessité de développer de nouvelles sources d’énergie propre, notamment le nucléaire.
Selon les projections actuelles de l’AIEA, dans le scénario le plus optimiste, la capacité de production nucléaire de l’Afrique triplera entre 2024 et 2030, et sera multipliée par seize d’ici 2050.
Tripler la capacité nucléaire mondiale
L’agence internationale estime que Tripler la capacité nucléaire mondiale en Afrique d’ici 2050 exige une coopération plus étroite entre les gouvernements, l’industrie nucléaire, les institutions financières et les consommateurs d’énergie. » La réalisation de cet objectif nécessitera un environnement politique favorable, des chaînes d’approvisionnement robustes, une main-d’œuvre qualifiée et diversifiée, ainsi qu’une harmonisation et une normalisation accrues des réglementations et des pratiques industrielles », note le bureau de l’information de l’AIEA.
Il faut rappeler que 33 États ont approuvé la Déclaration visant à tripler la production d’énergie nucléaire.
Du 16 au 20 septembre 2024, à Vienne, en Autriche, le Sénégal a pris part au débat général de la 68éme Session ordinaire de la Conférence générale de l’Agence internationale de l’Énergie atomique (AIEA).
Abdourahmane Diouf, à l’époque ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation avait soutenu que le Sénégal compte, dans un futur proche, développer un programme d’énergie nucléaire pour renforcer sa capacité de production énergétique et réaliser une transition vers une production énergétique résiliente et à faible émission de carbone. « Avec l’appui de l’AIEA, le Sénégal compte mener à bien son projet de réacteur nucléaire de recherche. Cette infrastructure essentielle sera réorientée, dans sa première phase, dans la formation et l’éducation pour disposer des ressources humaines qualifiées », a soutenu l’actuel ministre de l’Environnement.
En conseil des ministres du 12 novembre 2025, le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birame Souleye Diop, a fait une communication axée sur le développement de l’énergie nucléaire au Sénégal pour marquer une nouvelle étape stratégique dans la politique énergétique nationale.
Dans son World Energy Outlook 2025, l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) confirme un « grand retour » du nucléaire. Avec une augmentation significative des investissements et de nombreux projets en cours. D’après l’agence le nucléaire devient un élément clé pour atteindre les objectifs climatiques mondiaux.
F. Bakary CAMARA
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