Tendance de la demande d’engrais
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Sources des données : Rapports annuels programme agricole DA/MASAE
- Taux de croissance
Le taux de croissance est très élevé en 2022/2023, avec une augmentation de 222% par rapport à l’année précédente. Les taux de croissance pour les années suivantes sont plus modérés, mais restent élevés, avec 55% en 2022/2023, 43% en 2023/2024 et 50% en 2024/2025.
- Effet de base sur le taux de croissance
L’effet de base pourrait expliquer le taux de croissance très élevé de 222% entre 2021/2022 et 2022/2023. En effet, la demande d’engrais est passée de 2810 tonnes à 9051 tonnes, ce qui représente une augmentation importante en pourcentage due à la valeur initiale relativement basse.
Cet effet de base pourrait contribuer à la baisse relative du taux de croissance les années suivantes, même si la demande continue d’augmenter en valeur absolue.
Les taux de croissance de 55%, 43% et 50% pour les années suivantes pourraient être considérés comme des taux de croissance soutenus, mais moins exceptionnels que le premier taux de croissance.
- La dose d’engrais à l’hectare, un facteur clé pour répondre à la demande croissante en engrais organique
L’analyse des données issues des statistiques des services du ministère en charge de l’agriculture révèle des informations précieuses ou « Insights » sur la demande d’engrais organiques, qui devrait continuer à augmenter fortement dans les prochaines années (voir graphique ci-dessus) comme le montrent les tendances observées dans d’autres pays [Lazarus et Rudstrom, 2017; Tozer et Marsh, 2018]. En effet, l’utilisation d’engrais organiques peut contribuer à améliorer la fertilité des sols et à réduire les impacts environnementaux négatifs [Singh et Rengel, 2015].
Cette tendance est attribuée à l’adoption croissante de pratiques agricoles durables et respectueuses de l’environnement, ainsi qu’à une demande accrue de produits alimentaires de qualité [FAO, 2019 ; Singh et al., 2020]. Pour répondre à cette demande croissante, des investissements importants seront nécessaires dans la filière de valorisation organique pour améliorer la qualité et la compétitivité des engrais, augmenter les superficies fertilisées et déterminer le montant optimal du coût de fertilisation à l’hectare [Tozer et Marsh, 2018]. L’optimisation du coût de la dose d’engrais à l’hectare pourrait représenter une opportunité majeure pour les producteurs, en leur permettant de réduire leurs coûts de production tout en améliorant l’efficacité de l’utilisation des engrais [Lazarus et Rudstrom, 2017 ; Tozer et Marsh, 2018].
Une approche innovante basée sur le coût de la dose à l’hectare pourrait être un facteur clé pour garantir la rentabilité des exploitations agricoles et répondre aux besoins croissants en engrais organiques.
En effet, les engrais organiques peuvent contribuer à réduire les coûts de production et à améliorer l’efficacité de l’utilisation des nutriments par les plantes [Singh et Rengel, 2015]. De plus, cela permettrait également de réaliser des économies substantielles, ce qui soulagerait le poids des subventions publiques, libérant ainsi des ressources pour d’autres priorités agricoles et rurales. Les tendances actuelles montrent que les engrais organiques gagnent en popularité, contribuant ainsi à la croissance de la demande globale d’engrais organiques comme le montre le graphique ci-dessous. Malgré un ratio moyen actuel de 14 kg d’engrais chimiques pour moins de 1 kg d’engrais organiques, les engrais organiques sont de plus en plus demandés en raison de leurs avantages pour la santé des sols et la productivité agricole [Pretty, 2008].

Sources des données : Rapports annuels programme agricole DA/MASAE
Magatte NGOM, Ingénieur agronome de classe exceptionnelle
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