Ressources naturelles : Prospérité partagée ou fracture sociale

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La 43ème session plénière du Haut conseil du dialogue social (HCDS), ouverte, lundi à Saly, a porté sur la gouvernance des ressources naturelles au Sénégal. Il ressort de cette session que ces ressources peuvent être source de prospérité partagée, mais aussi cause d’une fracture sociale.

Avec l’entrée en production du champ pétrolier de Sangomar et l’exploitation du gaz de GTA (Grand Tortue Ahmeyim) que nous partageons avec la Mauritanie, le Sénégal franchit une étape importante de son développement. Seulement, il y a lieu d’éviter que ces ressources naturelles soient des sources de conflits et de facture sociale.

« Cette nouvelle réalité ouvre d’immenses perspectives économiques, budgétaires et industrielles. Mais elle soulève également des exigences accrues de gouvernance transparente, d’inclusion sociale et de préservation de la cohésion », a déclaré Thialy Faye, chargé de la gouvernance à l’ITIE, (Initiative pour la transparence des industries extractives).

 » Lorsque les ressources naturelles ne sont pas gouvernées de manière transparente et équitable, elles peuvent être sources de tensions, d’inégalités, de fragilisation institutionnelle. La gouvernance des ressources extractives ne peut être efficace sans dialogue, sans confiance et sans accès à une information fiable. C’est dans   dynamique que s’inscrit l’ITIE », ajoute M Faye au cours de cette session du HCDS.

Le secteur extractif fait face à trois défis. Il s’agit d’abord d’assurer une répartition équitable des retombées des entreprises ; ensuite faire en sorte que l’exploitation des ressources profitent aux entreprises locales (contenu local) ; enfin, gérer les conflits et les impacts.

« Nous nous réjouissons de cette 43ème session plénière qui nous permet d’avoir une mise à niveau sur la question centrale qui est le contenu local. Lequel contenu local est valorisé par la Déclaration de l’OIT sur les principes tripartites pour les entreprises multilatérales. Celles-ci doivent participer à l’économie et au développement des pays où elles sont implantées » a déclaré Mame Khar Basse, la Présidente de la Commission sur la Déclaration de l’ OIT du HCDS

Aboubakry KANE

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