Développement territorial : un Observatoire des Finances Locales est né au Sénégal

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L’Observatoire des Finances Locales (OBFiLoc), a été lance, jeudi 23 juillet à Dakar. Une grande réforme pour, selon Pierre Bonneau, responsable des opérations de la Banque mondiale au Sénégal, apporter une réponse concrète aux questions simples suivantes : comment mieux servir les citoyens ? Comment faire en sorte que chaque franc public produise des résultats tangibles, visibles et équitables sur l’ensemble du territoire ? Comment faire de la transparence et de la redevabilité des leviers de développement local ?

« C’est donc avec une grande fierté que je m’exprime aujourd’hui au nom de la Banque mondiale et de l’ensemble des partenaires qui ont accompagné le Sénégal dans la conception et la mise en œuvre de cet observatoire au service des collectivités territoriales », affirme-t-il dans son discours lors de la cérémonie de lancement.

Un moment qui, à en croire M. Bonneau, n’est pas simplement la mise en service d’un outil numérique. Il s’agit, selon lui, de l’aboutissement d’un engagement collectif : celui du gouvernement sénégalais, de ses collectivités territoriales, de ses fonctionnaires dévoués, et de ses partenaires, en faveur d’une gestion publique locale plus transparente, plus efficace et plus responsable.

Un outil né d’une ambition partagée

« L’OBFiLoc s’inscrit dans une dynamique nationale de décentralisation que le Sénégal a résolument embrassée depuis plusieurs décennies. Cette ambition repose notamment sur la capacité des collectivités territoriales à disposer d’informations fiables pour orienter leurs décisions, planifier leurs investissements et renforcer le dialogue de confiance avec les citoyens », explique le responsable des opérations de la Banque mondiale au Sénégal.

Avant de préciser que « cet observatoire offre à l’État, aux collectivités territoriales et à leurs partenaires un tableau de bord consolidé des finances locales : recettes fiscales et non fiscales, dépenses d’investissement et de fonctionnement, situations budgétaires en temps réel ». En somme, résume-t-il, « il constitue un instrument de pilotage sans précédent pour le suivi de la performance financière des communes et des départements ». Parce que s’intégrant, a son avis, pleinement au logiciel GFILOC (Gestion des Finances Locales), qui est désormais au cœur de la réforme budgétaire, faisant passer les collectivités d’une logique de moyens à une logique de résultats, fondée sur les autorisations de programme et les crédits de paiement.

Le Sénégal peut compter sur l’engagement de la Banque mondiale qui, a en croire le responsable des opérations de la Banque mondiale au Sénégal, est fière d’avoir accompagné cette transformation à travers le PACASEN : Programme d’Appui aux Communes et Agglomérations du Sénégal. « Ce programme illustre notre conviction que le développement local durable passe par des institutions infranationales solides, capables de mobiliser leurs ressources propres et de gérer efficacement les transferts de l’État », déclare-t-il.

Au-delà du financement, l’appui a visé le renforcement des systèmes : systèmes d’information, systèmes de gestion, systèmes de contrôle. L’OBFiLoc en est l’expression concrète.

Un hommage appuyé a été aussi rendu parPierre Bonneau à l’ensemble des partenaires qui ont contribué à cet effort commun particulièrement l’Agence Française de Développement qui cofinance le PACASEN avec la banque mondiale, ainsi que les coopérations bilatérales et des organisations de la société civile, chacun a apporté sa pierre à cet édifice collectif. C’est dans cet esprit de partenariat que nous nous exprimons aujourd’hui d’une seule voix.

Espacedev

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