L’urgence climatique et collectivités : l’exigence de nouvelles compétences

Pour accompagner les politiques de transition, les collectivités ne peuvent faire l’économie d’une réflexion sur les métiers et compétences à développer dans les prochaines années. Certains l’ont nommée « GPEC climatique ».

Porté par un consortium de onze collectivités de la région Centre – Val de Loire copiloté par le CNFPT, note lagazettedescommunes.com, le conseil régional et l’Ademe, le projet ­Iteenéraire aspire à ­former les

10 000 agents territoriaux de ces collectivités afin de répondre aux défis de la transition ­écologique et énergétique.

Ce programme, dont le coût global est estimé à 7,5 millions d’euros, a été lauréat, en 2022, de l’appel à manifestation d’intérêt « compétences et métiers d’avenir ». Il a vocation à être déployé, à terme, à l’ensemble des agents territoriaux de la région, puis ­au-delà. ­L’ambition est à la mesure de l’enjeu. En 2022, l’­Institut de l’économie pour le climat évaluait à 25 000 le nombre de recrutements d’ingénierie des actions « climat » à réaliser dans les collectivités d’ici à 2030. Et selon le cabinet KPMG, la moitié des agents exercent un métier dont les ­pratiques devront devenir plus durables.

« Les obligations réglementaires relevant des lignes directrices de gestion ont poussé les collectivités territoriales à interroger leur patrimoine de compétences, dans un premier temps dans une logique de conformité. On sent désormais une dimension de plus en plus stratégique des collectivités à se ­saisir de ce sujet dans une dynamique de transition. Mais elles sont à des degrés de maturité ­différents », observe ­Maxence ­Pecquet, consultant du cabinet Politeia, ­spécialisé dans l’action publique locale, qui a ­accompagné la ville de La Clusaz  dans sa réflexion.

À la ville et la métropole d’Orléans, une « école de la transition » lancée il y a un an a déjà accompagné un peu moins de 1 000 agents à l’occasion d’ateliers (fresque du climat, conception de politiques publiques en intelligence collective), d’un grand séminaire et de 63 sessions de formation. « Nous allons mener cette année une réflexion sur la GPEC [gestion prévisionnelle des emplois et des compétences] intégrant la question des transitions », partage ­Vincent ­Breteau, directeur des ressources humaines mutualisé.

Avec lagazettedescommunes.com

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