Le Sénégal va accueillir, du 22 au 27 mars 2027, la sixième édition du Congrès international sur les Aires Marines Protégées (IMPAC6).
Une édition historique à plus d’un titre car, à en croire le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique (METE), Dr Aliou Gori Diouf, « elle sera notamment la première édition organisée sur le continent africain, offrant ainsi une occasion exceptionnelle de mettre en lumière les expériences africaines en matière de conservation marine ».
Pour le ministre venu présider la réunion du Comité de pilotage international, « le contexte international nous rappelle chaque jour l’urgence d’agir. Les océans sont confrontés à des pressions croissantes : changement climatique, perte de biodiversité, pollution, érosion côtière, dégradation des habitats et pression sur les ressources ».
Dans ce contexte, Dr Aliou Gori Diouf est de ceux qui pensent que « les Aires Marines Protégées (AMP), constituent des instruments essentiels pour préserver les écosystèmes, renforcer la résilience des territoires et garantir aux générations futures un océan vivant et productif ».
Toutefois, reconnait-il, « la seule création d’aires protégées ne suffit pas. Nous devons garantir leur efficacité, leur gouvernance, leur financement durable et leur intégration dans les politiques de développement. C’est tout le sens de l’ambition portée par IMPAC6 ».
Le caractère capital de ce rendez-vous l’amène à dire que la tenue de la réunion du COPIL à Dakar intervient à un moment particulièrement important.
Avec cette présente rencontre qui doit désormais permettre de franchir une nouvelle étape, il s’agira notamment, selon le ministre, « de faire le point sur l’état d’avancement de la préparation au Sénégal, d’examiner les agendas internationaux à venir et les opportunités qu’ils peuvent offrir à IMPAC6, d’identifier les possibilités de mobilisation de ressources et de retenir les dates clés pour la délivrance des principaux livrables ».
Sur ce point, Dr Diouf souhaite être particulièrement clair. « Nous devons désormais passer d’une logique de préparation à une logique d’accélération et d’exécution. Chaque commission, chaque groupe de travail et chaque partenaire doit avoir une feuille de route claire, des responsabilités précises et des échéances partagées », préconise-t-il.
Non sans affirmer que «la réussite d’IMPAC6 reposera également sur notre capacité à mobiliser les ressources nécessaires. Et que la conservation marine ne peut être durable sans mécanismes de financement adaptés, diversifiés et pérennes ».
Pour Aliou Gori Diouf, il faudra également « veiller à ce que la préparation d’IMPAC6 permette une participation forte et significative des acteurs du Sud, en particulier des pays africains, des communautés locales, des organisations de la société civile, des chercheurs et des jeunes ».
Le programme de cette réunion prévoit également une visite du Centre International de Conférences Abdou Diouf (CICAD) et de l’Aire Marine Protégée de la Somone.
Une visite qui, selon lui, revêt une importance particulière et permettra aux partenaires d’apprécier, au-delà des documents et des présentations, la réalité des efforts entrepris par notre pays en matière de conservation et de développement durable.
Pour le Directeur exécutif du Partenariat régional pour la conservation de la zone côtière et marine en Afrique de l’Ouest (PRCM), Dr Ahmed Senhoury, IMPAC6 est une opportunité pour toute l’Afrique et, particulièrement, pour la sous-région ouest africaine. « L’engagement du PRCM est simple : contribuer, aux cotes de l’ensemble des acteurs, à faire d’IMPAC6 un congrès a la hauteur des ambitions de cette première édition africaine », affirme Dr Senhoury.
Convaincu que IMPAC6 ne doit pas être seulement un évènement organise au Senegal, mais un évènement porte par la sous-région, le Directeur exécutif du PRCM a laisse entendre que l’accompagnement technique et financier du PRCM se traduit notamment à travers la mobilisation de ressources et la mise a disposition de son expertise et de son réseau régional.
Dr Senhoury n’a pas oublie de remercier ceux qui, a travers leur soutien au PRCM, ont contribue ou contribuent actuellement à l’accompagnement du Senegal dans la préparation de IMPAC6. IL pense, notamment à l’Union européenne et l’IUCN, a travers les projet WASOP, a Oceans 5, a la Fondation Blue Nature Alliance, a la Coopération canadienne, à travers le Cegep de la Gaspesie et des Iles, ainsi qu’à l’Office français de la biodiversité (OFB).










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