Des membres de la Coalition nationale pour une pêche durable (CONAPED qui regroupe
15 organisations professionnelles de la pêche artisanale et de la pêche industrielle, se sont réunis, lundi au quai de pêche de Ouakam, pour se pencher sur la question du dégel partiel des licences de pêche démersale côtière au Sénégal, acté par un arrêté datant de la fin du mois d’avril 2026 et qui avait suscité une vive polémique entre le gouvernement et les acteurs du secteur. Cet arrêté mettait fin au gel qui date de 2006 et donc depuis 20 ans.Selon un communiqué d’alors rendu public par la CONAPED, l’arrêté officiel signé en fin avril 2026 par l’ancienne ministre Fatou Diouf, prenait comme prétexte une communication du Centre de Recherches Océanographiques de Dakar-Thiaroye (CRODT) indiquant qu’un potentiel exploitable d’environ 2 921 tonnes subsiste pour neuf (09) espèces ou groupes d’espèces démersales côtières. Ces espèces vivent et se nourrissent près du fond marin et du plateau continental; comme le Thiof (mérou blanc), la lotte, le sompatte, les crevettes et les céphalopodes (poulpes, seiches).
Selon Alassane Dieng, Secrétaire Général du Groupement des Armateurs et Industriels de la Pêche au Sénégal (GAIPES), la CONAPED qui prône justement la durabilité des pêches et donc de l’activité de pêche d’ici à l’horizon 2030, s’insurge contre tout acte, toute action visant à compromettre justement cette durabilité des ressources halieutiques.
A l’en croire, les conditions dans lesquelles ce dégel a été pris, en termes de transparence, de manque de concertation, même les arguments qui étaient présentés pour chercher à justifier cet acte-là, sont infondés. Et donc, les membres de la CONAPED s’étaient insurgés à l’époque contre cette décision.
C’est en cela que M. Dieng et ses collègues saluent l’initiative d’abord du Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo, qui avait convoqué l’ensemble des acteurs à une réunion à la primature, avant de surseoir à cet arrêté-là. Mais, précise-t-il, un acte administratif, reste un acte administratif, toujours en vigueur, tant qu’il n’y a pas un autre acte qui vient le retirer ou en tout cas l’abroger.
« C’est pourquoi nous alertons, nous attirons l’attention des autorités sur le risque de réactivation de cet arrêté-là. Et c’est en cela que nous souhaitons, nous sollicitons, vraiment nous demandons aux autorités de retirer cet acte, cet arrêté », affirme-t-il.
La CONAPED appelle à l’élaboration d’un autre arrêté, justement pour abroger l’arrêté du 30 avril 2026, qui consacre le dégel partiel des licences d’autorité commerciale côtière.
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