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Accord avec le FMI : un programme de redressement de 1,526 milliard de dollars pour le Sénégal*

« Le Sénégal décroche

115O milliards », « Les bonnes affaires de l’Etat », « 1150 Milliards FCFA dans les caisses de l’Etat ». Quelques titres de la presse d’aujourd’hui.

Il est surprenant de voir à quel point une information qui devrait inquiéter tout citoyen sénégalais, se trouve transformée par un exercice de haute voltige en une performance, alors qu’il ne s’agit ni plus, ni moins que d’un nouveau programme triennal de redressement économique et financer, comme le Sénégal en a connu avec le Plan de Stabilisation à court terme de 1979-1980, le Plan de Redressement Économique et Financier de 1980-1985, et le Programme d’Ajustement à moyen et long terme de 1985-1992.

Les deux facilités sollicitées pour un montant de 1,526 milliard de dollars américains, le Mécanisme Élargi de Crédit (MEC) et la Facilité Élargie de Crédit (FEC), sont des instruments de soutien à des pays confrontés à des situations économiques et financières inquiétantes.

Le mécanisme élargi de crédit (MEP) fournit une aide financière aux pays confrontés à de graves problèmes de balance des paiements à moyen terme en raison de faiblesses structurelles qui nécessitent du temps pour être corrigées. La Facilité élargie de crédit (FEC) fournit une assistance financière à moyen terme aux pays à faible revenu (PFR) connaissant des problèmes prolongés de balance des paiements.

La mobilisation de recettes additionnelles par l‘État, la rationalisation des exonérations fiscales (et quelles exonérations fiscales ?), la suppression progressive des subventions à l’énergie sont la contrepartie qui ne rendra certainement pas plus riches les populations déjà largement précarisées par une inflation de 9,7 %, un record historique depuis plusieurs décennies. En revanche, elles paieront le prix fort d’options économiques douteuses. Pour les populations de Keur Massar, il s’agit d’un autopont d’une dizaine de milliards qui ne sert pas à grand-chose et de la construction d’ouvrages de lutte contre les inondations définitivement inachevées et qui durent des années.

Alioune KAERE

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